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Déverrouillage d’appareils électroniques par les forces de l’ordre; Données conservées chez des tiers états-uniens

De plus en plus de services policiers au Canada, à l’instar de l’Agence des services frontaliers, font l’acquisition de technologies permettant de déverrouiller un téléphone cellulaire ou une tablette protégés par un mot de passe. Pour effectuer ce type de déverrouillage, les agents doivent obtenir une autorisation judiciaire (mandat).

Or, ce n’est pas l’autorisation judiciaire qui pose problème en l’espèce, mais un détail beaucoup plus insidieux. Ainsi, on apprend que pour épargner de l’argent sur les licences des logiciels de déverouillage, certaines services policiers ont décidé de stocker les données ainsi obtenues sur des plateformes info-nuagiques (cloud) appartenant à des tiers du secteur privé, situés aux États-Unis.

Ce constat oblige les bureaux les commissaires à la protection de la vie privée d’intervenir.

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1763519/telephone-tablette-ordinateur-gray-key-cellebrite-police

“Dans le cas du logiciel Gray Key par exemple, il est possible de détenir une licence permettant l’analyse locale des données, c’est-à-dire de les conserver à l’interne. Celle-ci se vend approximativement 40 000 $ américains. Par contre, le service de police de Guelph n’a dépensé que 18 000 $ pour son service. Cela signifie que les données sont stockées sur un serveur de l’entreprise aux États-Unis.”